Interlude
Cher(e)s ami(e)s lecteurs de la chaise (du moins, celle dans l’armoire - vous faites bien ce que vous voulez avec les autres),
La prochaine nouvelle que vous recevrez sera en deux parties. Afin de ne pas vous faire attendre deux semaines entre le début et la fin, vous aurez le début mardi prochain et la fin une semaine après.
Ce fonctionnement vous convient-il ?
Et pour vous faire patienter, un petit texte qui vous mettra, je n’en doute pas, dans l’ambiance de la semaine prochaine…
Non, vraiment, impossible de travailler avec ce boucan !
Il se lève et s’approche de la porte du fond : la poignée s’agite fébrilement. Il jette un coup d’œil par le hublot : il y a deux des vieilles qui cherchent à sortir, qui tambourinent et qui se parlent, affolées.
Il sourit : qu’elles essayent autant qu’elles veulent, personne ne sort d’ici, à part les pieds devant !
Ces deux-là, c’est pas la première fois qu’elles tentent le coup. Une fois par le jardin, une fois par la fenêtre… Elles ont eu bien le temps, en cinq mois… Mais on ne s’en va pas d’ici.
Il se tord le cou : il veut voir sans être vu. Par honte ? Il chasse l’idée, et puis il s’éloigne. Il faudra quand même penser à huiler la poignée.
C’est pas tout ça mais il y a du travail ! Il doit se concentrer, étudier, choisir. Choisir qui sera le prochain élu, le prochain bienheureux qu’il admettra ici, qui sera accompagné et soigné et dont la famille pourra se reposer, enfin.
Car ici, les malades d’Alzheimer sont bien traités.
PS : Noël approche… certains d’entre vous ont déjà vécu une histoire un peu spéciale à l’occasion des fêtes ? N’hésitez pas à m’écrire pour m’en toucher un mot, vous finirez peut-être dans l’armoire !